L'édito de l'OM: Ciao Julien Rodriguez...

Tous les vendredis, retrouvez sur Chronofoot: l'édito de l'OM. Un billet d'humeur rédigé par la rédaction du Phocéen, le site de référence des fans de l'OM.

Un soir de septembre 2009 sur la pelouse du mythique Stade Santiago Bernabeu, un certain Julien Rodriguez entrait en jeu à la 62e minute à la place d'Abriel. Ce match de Ligue des Champions restera le dernier du défenseur sous le maillot de l'OM. En effet, depuis quelques jours, Rodriguez a été licencié par le club phocéen. Cette histoire se termine donc en eau de boudin pour un joueur de devoir, qui n'a jamais été épargné par les blessures, notamment à la cheville, une articulation où il dû subir de multiples interventions chirurgicales. En vain, il ne retrouvera jamais son niveau d'antan.

Pourtant, tout avait bien commencé pour "Juju" sous la tunique olympienne. En janvier 2007, sur la pelouse de Rennes, alors associé à Ronald Zubar en défense centrale, Rodriguez apportait toute son expérience du haut niveau, lui qui débarquait des Glasgow Rangers. Solide dans les duels, propre dans la relance, le finaliste de la Ligue des Champions 2004 avec l'AS Monaco s'imposa de suite à l'OM. Il devint très vite un pilier du onze de départ dans les semaines qui suivirent, Rodriguez fut logiquement prolongé en janvier 2008, jusqu'en juin 2012...

Mais les aléas d'une carrière de football sont passés par là, et il connut une fin de carrière cauchemardesque. Les dirigeants marseillais ont souvent essayé de trouver un arrangement à l'amiable, notamment en lui proposant un poste dans l'encadrement du club, les deux parties ne se sont jamais entendues. Cette situation délicate lui a valu des torrents de quolibets et d'insultes de la part des supporters marseillais, ces derniers jugeant qu'il était payé à ne rien faire. Même si cette affirmation n'est pas fausse, comment blâmer Rodriguez, qui, à 33 ans, ne rejouera plus jamais au haut niveau et ne touchera, en conséquence, plus le salaire qui va avec ? C'est l'homme qu'il faut aussi comprendre, vouloir mettre sa famille à l'abri du besoin, c'est un fait qu'il faut respecter, et 99% des lecteurs auraient fait la même chose. Que diable, ne tirons plus sur les ambulances... Ah oui, j'oubliais, l'OM joue contre Lorient samedi, mais ça, c'est une autre histoire.

Sébastien Fitte, Le Phocéen