L'édito de l'OM: Marseille est Morgan de toi

Info rédaction, publiée le 27 janvier 2012
L'édito de l'OM

Tous les vendredis, retrouvez sur Chronofoot: l'édito de l'OM. Un billet d'humeur rédigé par la rédaction du Phocéen, le site de référence des fans de l'OM.

Quel titre kitsch pour cet édito me direz-vous. Il est parfaitement assumé ! Car aujourd'hui à l'OM, on est tous devenu fou de Morgan Amalfitano, le Niçois, devenu fée pendant trois ans en Bretagne, où il fut couvé par le père Gourcuff. À l'OM, c'est une seconde naissance pour ce milieu de terrain technique, qui fait tant de misère aux défenses adversaires depuis quelques mois, et plus précisément depuis ce Clasico au Vélodrome contre le Paris SG, match déclic pour Morgan, qu'il a éclaboussé de son talent.

N'oublions pas qu'au départ, Amalfitano venait pour remplacer un certain Lucho Gonzalez, qui est finalement resté à l'OM... L'histoire aurait pu tourner au fiasco pour Amalfitano, mais sa force de caractère a fait le reste, et il s'est imposé sur son côté droit, permettant ainsi à Mathieu Valbuena de retrouver un poste de numéro 10 qu'il affectionne tant. Pour ne rien gâcher, sa complémentarité avec Cesar Azpilicueta fait merveille et leurs combinaisons donnent des maux de tête aux adversaires. Depuis le départ d'André Ayew à la CAN, le jeu offensif marseillais passe quasiment à chaque fois par la droite et le centre, le côté gauche étant souvent déserté, faute de combattants percutants.

Un destin à la Ribéry

Mais où s'arrêtera Morgan Amalfitano ? Nul ne le sait. La grande discussion du moment porte sur une possible future convocation chez les Bleus. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs, et laissons-lui digérer sa soudaine notoriété. Le mois de juin est encore loin, même si un destin à la Ribéry ou plus récemment à la Valbuena lui tend les bras. Arrivé libre de Lorient l'été dernier, il fut l'une des bonnes pioches du mercato estival, comme quoi, on n'a pas forcément besoin de dépenser des dizaines de millions d'euros pour recruter de bons joueurs. On me souffle dans l'oreille que Nicolas Nkoulou confirme ! Dorénavant, le plus difficile commence : confirmer. Mais ça, c'est une autre histoire...

Sébastien Fitte, Le Phocéen