
Marseille, terre de flops ? Si la Bonne Mère veille avec bienveillance sur le port phocéen, elle semble en revanche avoir délaissé un sacré nombre de joueurs olympiens, dont le passage au Vélodrome tint d'avantage de la tragédie grecque que du péplum romain. Récapitulatif !
Autant qu'il a accumulé les plus beaux trophées, l'Olympique de Marseille s'est développé au cours de son histoire une spécialité inimitable dans le flop de joueurs. Véritable terreau à désillusions, le sol marseillais a vu des carrières entières s'effondrer sous les quolibets des caustiques supporteurs phocéens. Tandis que le Japonais Koji Nakata a marqué les esprits par ses multiples inventions techniques, tel la "Nakatade", la passe sans ballon, Fabrice Fiorèse a réussi l'exploit de fédérer les fans marseillais avec leurs ennemis jurés parisiens autour de sa personne. Tyrone Mears peut s'arroger haut la main le trophée du passage le plus improbable de l'histoire de l'OM. André-Pierre Gignac, lui, semble être plus à l'aise pour rouler de la pâte à pizza que pour enrouler un intérieur du droit. Sans oublier les passages pas vraiment groovy de Bixente Lizarazu, George Weah ou encore Eric Cantona. Bref, un sacré rayon de flops qui valent le détour...
- Photos : Les plus beaux flops de l'OM
- André Pierre Gignac est l'incarnation actuelle du pur flop marseillais : un joueur éclatant, voué à la gloire, qui finit sur le banc tel un vulgaire bagnard
- Mais que "Dédé" se rassure, il est l'héritier d'une longue dynastie. Pour rester dans le registre des attaquants, souvenez-vous de Cyrille Pouget, qui aura joué 13 matches en 1999/2000
- Que dire de Koke ? L'attaquant espagnol au physique plutôt disgracieux participa à l'aventure européenne de 2004, mais on dira que sa participation fut... modeste
- Surtout, souvenez-vous de Christian Gimenez, l'attaquant argentin en provenance du FC Bâle, qui reste encore dans les mémoires de nombreux supporteurs phocéens
- Dans le genre flops, il y a également ces footballeurs légendaires en fin de carrière dont le passage à l'OM fut plus proche du niveau d'un jubilé. Exemple : Bixente Lizarazu
- Ou George Weah. Le premier et unique Ballon d'Or africain, après avoir fait rêver le Parc des Princes, a tenté l'expérience au Vélodrome. Sans succès
- Philippe Christanval, après avoir fait ses preuves à Monaco et s'être un peu perdu au FC Barcelone, l'a appris à ses dépens entre 2003 et 2005
- Fernando Morientes, champion de Bernabeu et héros de l'AS Monaco en 2004, a tenté une brève expérience sur la Canebière, mais ce n'était plus vraiment la même chose...
- En 2009, le passage de Sylvain Wiltord fut plutôt désastreux
- Et puis il y a aussi Eric Cantona. Pour lui, c'est différent. Il a beau être tout fier, le King s'est d'abord enlisé à l'OM avant de connaitre la consécration plus tard en Angleterre
- Et puis il y a cette variété de joueurs sortis d'un peu partout et nulle part, qui ont brillé par leur nullité. A l'époque, il y avait l'Argentin Daniel Montenegro
- Ou encore un certain Ivan De la Pena, pourtant très prometteur malgré son gabarit de leprechaun chauve
- Pensez également à l'attaquant Fernandao, qui s'est depuis épanoui à l'Independiente, en Argentine
- Vous n'avez sûrement pas oublié Mido, le toujours très souriant attaquant égyptien
- Remémorez vous l'épique passage d'André Luiz
- Lamine Sakho a également marqué le club par ses absences de marque
- Transfuge du PSG, Fabrice Fiorèse était aussi habile devant le but que dans ses choix de carrière
- Après Auxerre, Kanga Akalé a acquis une expertise en matière de flops
- Matt Moussilou a envoyé tellement de balles dans les tribunes qu'il aurait pu acquérir le surnom de "Matt Missilou"
- L'Anglais Tyrone Mears a été l'un des flops les plus flopesques de ces dernières années
- Mais la palme du flop ultime revient certainement à Koji Nakata. En plus d'un passage déterminant, le Japonais nous a rapporté d'Extrême-Orient un geste exotique, la Nakatade. Comprendre : une passe sans le ballon.
