Les prouesses de Marseille face à Dortmund

Dortmund-Marseille, un exploit phénOMénal ! Les allemands promettaient « l’enfer » aux marseillais. A d’autres! C’était quand même pas le Real-Madrid en face. Oui mais après avoir réalisé la mauvaise opération du siècle en concédant la défaite contre l’Olympiakos à domicile, on pouvait s’attendre au pire. Les olympiens n’avaient pas d’autre choix que d’aller chercher le résultat salvateur. Faire aussi bien que l’Olympiakos, on a assisté à un scénario de folie avec une rencontre à deux visages.

Une entame cauchemardesque A l’écoute de l’hymne de la ligue des champions, je me suis demandé pourquoi Dortmund composait avec 11 gardiens de buts… j’avais oublié que ces « deutsche canaris » évoluaient en jaune. Mais passons sur cette confusion visuelle pour parler de ce match aussi crucial pour les marseillais que pour l’indice UEFA Français…On commence fort avec un hors-jeu grossier de Loïc Remy, histoire de montrer de quoi on est capable mais pas trop, pour surprendre un peu plus tard. Côté allemand, il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter. Mis à part ce bon travail de Gotze pour se retourner et tirer, la frappe est trop molle pour inquiéter Steve Mandanda. Sauf que Kuba décide de lancer le match en ouvrant la marque.

La pression est alors totale pour l’OM puisqu’à ce moment-là, l’Olympiakos mène au score face à Arsenal qui a décidé de titulariser Chamakh… merci Arsène Wenger, on s’en souviendra. Les Français sont complètements absents des débats et se font remuer comme des minimes. Une première frappe de Lucas Barrios qui passe de près à coté puis un penalty concédé sur une faute de Stéphane Mbia qui n’a rien trouvé de mieux que de shooter sur la tête d’un joueur de Dortmund pour dégager ce ballon. Et les allemands s’offrent le but du break, et pire, dans la foulée l’Olympiakos parvient aussi à faire le break face à des gunners complètement désabusés. Marseille a alors un gros pied en Ligue Europa. Seule lueur d’espoir, l’OM réduit la marque en toute fin de première période sur ce superbe centre d’Amalfitano pour la redoutable tête de Remy… laissant présager le meilleur comme le pire.

La révolte a sonné Dans les vestiaires, Didier Deschamps a averti ses hommes du score grec histoire de bouger des olympiens bien amorphes qui ont été inexistants pendant ces 45 premières minutes. Qui a dit Lucho? Le but de Loïc Remy, s’il n’a pas eu raison des allemands, aura le mérite de les faire grandement douter. Mieux, l’égalisation d’André Ayew d’une tête rageuse va nous offrir un ultime espoir de voir les phocéens se qualifier. A ce moment de la partie, l’OM n’a plus le choix car l’Olympiakos va marquer un 3ème but qui met définitivement les marseillais dos au mur. La victoire sinon rien… la ligue Europa représentant le rien. Dortmund va alors lever le pied devant l’impossible et multiplier les mauvaises passes et les relances foireuses.

Cela profite à l’OM qui tente le tout pour le tout. Coaching gagnant pour la Dèche, c’est Valbuena qui va faire chavirer le vieux port. Quelques dribbles tricotés avec ses touts petits crampons pour enclencher une frappe pleine d’audace. Marseille arrache la victoire sur le fil! Incroyable rencontre qui se termine bien, les grecs peuvent se consoler en obtenant cette superbe qualification qui colle tellement bien au club. En espérant voir les lyonnais reproduire ce scénario improbable demain face au Dinamo Zagreb et une qualification du LOSC qui reste elle, plus envisageable.