André-Pierre Gignac félicité par ses coéquipiers Lucho et Brandao

En s'imposant à domicile face à Arles-Avignon (1-0), l'OM a réalisé la bonne opération de la 22e journée. Après cette victoire, Chronofoot a sélectionné cinq bonnes raisons de voir les Phocéens conserver leur titre de champion de France.

Qui a dit que l'OM ne jouait plus le titre? Fortement critiqué dans la presse depuis plusieurs semaines, le club connait actuellement une période de doute. Pourtant, les marseillais viennent de reprendre des points précieux à leurs principaux concurrents, incapables de s'imposer lors de la 22e journée. De quoi redonner le moral aux supporteurs phocéens, d'autant qu'à y regarder de plus près, les Olympiens présentent plusieurs similitudes avec la saison passée.

1. L'OM a trouvé son attaque

Depuis sa première apparition le 16 janvier contre Bordeaux, le duo Gignac-Brandao fait des merveilles. A chaque fois que les deux hommes ont été associés en attaque en 2011, l'OM s'est toujours imposé. Mieux, à chaque match où ils étaient réunis, au moins un des deux attaquants a trouvé le chemin des filets. Dernière réalisation en date, le 7 février contre Arles-Avignon: André-Pierre Gignac a trouvé la faille sur une passe de... Brandao. Hier conspué du public, l'attaquant brésilien apparait aujourd'hui comme l'élément indispensable de l'attaque marseillaise. Avec lui, Marseille a remporté 61% de ses matches de L1, contre 44% sans lui. A Monaco, son absence remarquée s'est d'ailleurs soldée par le mutisme de l'attaque marseillaise.

2. Une défense de choc

Depuis que le trio Diawara-Mbia-Cissé est de nouveau opérationnel, l'OM n'encaisse plus de buts. Deuxième meilleure défense du championnat avec 18 buts encaissés, (derrière Rennes qui en compte 17), les Marseillais ne se sont inclinés que deux fois lors des six derniers matches. Dans le même temps, les Rennais ont encaissé huit buts. Malgré une qualité de jeu parfois médiocre, l'OM peut donc s'appuyer sur une solide base défensive.

3. De meilleures statistiques qu'en 2009/2010

Après 22 journées de championnat, l'OM se classe troisième et accuse six points de retard sur le leader lillois. A la même époque, l'année dernière les Marseillais pointaient à la quatrième place avec neuf points de retard sur le leader bordelais. De même, avec 4 matches perdus contre 5 en 2009/2010, l'OM compte une défaite de moins que l'an dernier pour une différence de buts identique (+12).

4. Un calendrier favorable

A moins d'une énorme surprise, l'OM devrait logiquement s'incliner en 8e de finale de Ligue des Champions face à Manchester United. Les Marseillais n'auront alors plus qu'à se concentrer sur leur finale de Coupe de la Ligue (le 23 avril contre Montpellier) et les onze journées de championnat restantes. Dans le même temps, Lille et Paris, respectivement premier et deuxième du championnat, continueront de jouer sur deux voire trois tableaux différents. (Championnat, Coupe de France, Europa League). Un avantage considérable compte tenu du peu de profondeur des bancs lillois et parisien. De plus, la finale de la Coupe de la Ligue de l'an dernier avait donné des ailes aux Phocéens. Pourquoi l'histoire ne se répéterait-elle pas?

5. Une marge de progression importante

C'est un fait, la qualité de jeu des hommes de Didier Deschamps laisse parfois à désirer. Pourtant, malgré des performances médiocres, les victoires s'enchainent et l'OM continue d'engranger des points. L'OM a donc tout à gagner à voir certains cadres talentueux tels que Lucho, Rémy ou Ayew, trop peu réguliers cette saison, retrouver leur meilleur niveau. Gare donc au réveil de ces joueurs qui, combiné au retour de Valbuena, pourraient faire très mal et s'avérer décisif pour la reconquête du titre. L'an dernier, on se souvient que l'apport soudain de Ben Arfa avait agi comme une bouffé d'oxygène dans l'animation offensive marseillaise.