Charles Kaboré

Aligné au poste de latéral droit pour pallier l'absence longue durée d'Azpilicueta, Charles Kaboré comprend que ses dirigeants cherchent un défenseur de métier à sa place.

Charles Kaboré est un intérimaire. Il le sait et il l'accepte sans en prendre ombrage. Propulsé titulaire dans le couloir droit de la défense marseillaise, suite à la grave blessure de César Azpilucueta, le Burkinabé n'est pourtant pas à blâmer. Auteur de deux matches sérieux, le milieu de formation s'attend à voir rapidement débarquer un nouveau latéral, que l'OM cherche toujours. Kaboré ne s'en offusque pas: "Il n’y a pas à être vexé car tous les postes doivent être doublés avec des latéraux confirmés, estime-t-il dans L'Equipe. Mais, si je ne fais pas de bons matches, c’est normal de m’enlever, non ?"
 
Pourtant, Erik Gerets, le prédécesseur de Didier Deschamps, le voyait s'imposer comme un latéral droit: "Le coach Erik m’a beaucoup parlé de ça, mais je n’étais pas emballé, reconnaît-il. Il me disait que, si je me concentrais, je pouvais faire un très bon latéral, parce qu’il est difficile de me passer en un contre un ou de me prendre de vitesse.Mais on est à l’OM ! Si je me blesse, on fait comment ? Pour le bien de l’équipe, ils doivent recruter quelqu’un." Quitte à encore moins jouer.
 
"Ferme ta bouche et travaille" 
 
Titulaire en fin de saison dernière, Kaboré a certes disputé 14 rencontres de championnat cette année, mais n'en a entamé que 8. Il reste cependant confiant: "Tu dois servir à l’équipe, être sûr. Tout le monde a besoin de confiance. Mais le coach m’a dit qu’il me faisait confiance : j’ai quand même prolongé jusqu’en 2015, se félicite-t-il avant de faire profil bas. C’est bien beau de tout mettre sur le dos des autres, mais je me dis : toi-même, tu fais quoi pour que les gens te fassent confiance ? Se plaindre ne sert à rien. Ferme ta bouche et travaille. Tu peux pas en vouloir à l’entraîneur, qui doit faire des choix. J’ai la rage quand je ne joue pas, mais je vais faire quoi ? Attraper le coach pour le lui dire ? (rires) Ça ne sert à rien, ça se passe bien. Je ne vais pas me plaindre, je n’aime pas les gens qui le font. J’ai un gros cœur, un gros caractère et j’essaie de positiver chaque fois, même si ça m’énerve." Kaboré devrait avoir l'occasion de se calmer, dimanche à Nice (17h) lors de la 16e journée, en commençant la rencontre.