
Alors que certains fêtent le titre, d'autres se morfondent, condamnés à la descente. Retour sur ces équipes qui ont quitté les hautes sphères du football européen pour rejoindre les divisions inférieures.
Les fins de saisons sont souvent remplies d'émotions, soient bonnes soient mauvaises. Si les premiers de la classe font la Une des journaux, les derniers, dans l'indifférence générale (excepté celle de leurs supporteurs), descendent en division inférieur.
Perfide Albion
Commençons par l'Angleterre, et par sa lanterne rouge plus précisément, Wolverhampton. Loin d'être un cador du championnat, le club du centre du pays est un habitué du yoyo entre la première et la seconde division. Il n'avait retrouvé l'élite qu'en 2009 après avoir passé 5 années en Championship. Avec un bilan catastrophique de 23 défaites pour seulement 5 victoires, les Wolves retrouvent donc leur division préférée après une parenthèse enchantée de 3 ans.
A quelques pas de là, Blackburn a eu le même destin que son voisin. En difficulté depuis bientôt 3 saisons pour son maintien, les Rovers n'ont cette fois-ci pas pu conserver leur place dans l'élite. Une première depuis 2001 date de leur dernière année (sur deux seulement) passées en Championship. Dès les premiers mois de l'année, les supporteurs avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme, appelant au limogeage de Steve Kean, l'entraîneur des Rovers. Mais leurs réclamations n'ont malheureusement pour le club pas été entendues, avec les conséquences que l'on sait.
Enfin, Bolton, l'ancien club d'Anelka ou bien d'Elmander, après avoir passé la quasi intégralité de la saison en position de lanterne rouge, a bien cru sauver sa peau, mais a finalement dû se résigner à cet horrible constat: les Wanderers vont retrouver la Championship. Une division qu'ils avait quitté en 2001 pour rejoindre pour la première fois de l'histoire du club l'élite tant désirée. Mais faute d'avoir compensé les départs de ses "stars" et de son entraîneur emblématique Sam Allardyce, ils n'ont fait que retarder l'inévitable. Place désormais à la reconstruction.
Le naufrage du sous-marin jaune
En Espagne, pendant que le Real Madrid et le Barça se disputaient le titre, un autre championnat se déroulait, avec de tout autres enjeux, notamment celui de se maintenir. Le Racing Santander, premier club officiellement relégué a échoué à décrocher cet objectif. L'arrivée de l'investisseur indien Ashan Ali Siyed en janvier 2011 a semble-t-il précipité la descente du club, en utilisant pas moins de 3 entraîneurs cette saison. L'abondance de technicien n'a finalement eu que peu d'effet (ou alors négatif) et confirme l'adage qui dit qu'un homme averti en vaut deux (trois ici).
Santander sera accompagné du Sporting Gijon, qui retrouve la seconde division 4 ans seulement après l'avoir quittée. A croire que les changements intempestifs d'entraîneurs portaient malheur cette saison, car le Sporting a lui aussi utilisé 3 coaches différents dans l'année dont un n'a officié que durant 15 jours. Javier Clemente, le dernier coach en fonction, en partie responsable de la relégation a d'ailleurs démissionné en fin de saison, remplacé par son homologue de la réserve, Manuel Sanchez Munias. Pour le bien du club, espérons que ses dirigeants lui laisse faire ses preuves avant de s'en séparer.
Enfin dernier club espagnol relégué et non des moindres, Villarreal. Le sous-marin jaune, qui l'année dernière encore disputait une demi-finale d'Europa League et faisait partie du groupe de la mort de la Ligue des champions cette saison, ne fait désormais plus partie des 20 meilleures équipes espagnoles. Il faut dire que le club s'est vu amputé de Santi Cazorla son maître à jouer, parti à Malaga en début de saison et a également perdu Giuseppe Rossi, son attaquant vedette, gravement blessé au genou fin octobre. Une déconvenue qui touche également l'équipe réserve de Villarreal, bien classée en Liga Adelante mais qui se voit forcée de rétrograder en 3e division.
Ciao a tutti
En Italie, Cesena n'aura fait qu'une furtive apparition en Serie A. Remonté dans l'élite après 19 ans d'absence, le club n'est pas parvenu à se maintenir, malgré le recrutement de la star roumaine Adrian Mutu. Avec seulement 4 victoires dans cet exercice 2011-2012, le club italien est une nouvelle fois la preuve vivante que changer 3 fois d'entraîneur en une saison était à éviter. La leçon sera peut-être retenue l'an prochain.
Ensuite on retrouve Novare, qui avait précipité, grâce à sa victoire, le départ de Gian Piero Gasperini de l'Inter Milan en début de saison. Mais outre ce glorieux fait d'arme, la saison du club piémontais est loin d'être magistrale. Trop tendres, les joueurs de Novare ont payé leur inexpérience dans l'élite, eux qui retrouvaient la Serie A après 55 ans d'absence. Ils regagnent donc immédiatement leur chère Serie B, où ils se sentiront sûrement plus à l'aise que dans la division supérieure.
La saison dernière, Lecce était parvenu à se maintenir in extremis en Serie A, grâce à sa victoire sur un concurrent direct, Bari. Cette saison cependant, le miracle n'a pas eu lieu. Deux ans après avoir quitté la Serie B, les Loups en reprennent le chemin. Des montées et descentes successives qui sont désormais le quotidien de Lecce depuis de nombreuses années et le départ de sa dernière grande star, Chevanton.
Des adieux gâchés
En Allemagne, Lukas Podolski espérait sûrement un autre destin pour Cologne. Le gaucher disputait en effet ses derniers matches avec le club allemand avant de rejoindre Arsenal. Au terme d'une saison très médiocre, la défaite 4-1 contre le Bayern Munich donna le coup de grâce à un club déjà affaibli. Il accompagnera la saison prochaine, Kaiserslautern en Bundesliga, club qui n'est finalement resté que deux saisons dans l'élite.
Enfin, particularité du championnat allemand, le 16e de Bundesliga affronte le 3e de seconde division en barrages, pour s'offrir la dernière place disponible dans l'élite. Cette saison le Herta Berlin rencontrait Düsseldorf, et une fois n'est pas coutume, c'est le petit poucet qui l'a emporté et découvrira les joies de l'élite l'an prochain. Un peu de sang frais ne fera pas de mal au championnat allemand.
- Photos : L'Europe des relégués
- L'arrivée de David N'Gog n'a pas suffi à assurer le maintien à Bolton.
- Bien qu'ils soient parvenus à battre Manchester United cette saison, les Blackburn Rovers évolueront en Championship la saison prochaine.
- Les Loups de Wolverhampton se contenteront de la seconde division l'an prochain.
- En Espagne, un ancien grand d'Europe, Villarreal vient d'être rétrogradé.
- Contrairement à l'image, c'est bien le Sporting Gijon qui est à terre et évoluera en Liga Adelante la saison prochaine.
- Après deux belles années en Liga, Santander plonge à nouveaux dans les affres de la seconde division.
- Lecce continue son yoyo entre la Serie A et la Serie B.
- Cesena n'a pas eu l'expérience nécessaire pour se maintenir dans l'élite.
- De la force, Novare en a manqué, malgré sa victoire contre l'Inter Milan en début de saison.
- Lukas Podolski aurait sûrement aimé d'autres adieux avec Cologne. Il quitte son club alors que celui-ci descend en Bundesliga 2.
- Lanterne rouge de Bundesliga, Kaiserslautern n'affrontera ni Dortmund ni le Bayern l'an prochain.
- Le Herta Berlin aurait pu se sauver en barrages contre Düsseldorf. Mais c'est le club de la Rhür qui aura droit à l'élite, aux dépens des Berlinois.

cest vraiment dommage pour villareal je suis deçu pour eux