Pourquoi Blaise Matuidi et le PSG vont triompher du Barça

Pour le premier quart de finale de Ligue des champions de l'ère QSI, le Paris Saint-Germain se retrouve face à un monument, le FC Barcelone. Le club catalan partira largement favori de cette double confrontation, mais la rédaction de Gentside Sport a tout de même trouvé cinq raisons de croire en un exploit des Parisiens.

"C'était le pire tirage possible." La première réaction de Leonardo après le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions, qui a attribué le FC Barcelone au PSG, résume bien le sentiment général : la qualification pour les demi-finales va être particulièrement difficile pour les hommes de Carlo Ancelotti. Est-elle impossible pour autant ? La rédaction de Gentside Sport a trouvé cinq raisons de croire à l'exploit.

- Parce que Paris est une équipe de contre :

Cette saison, Paris n'a jamais été aussi à l'aise que face à des équipes qui prennent le jeu à leur compte. La démonstration de force à Valence en huitième de finale aller (victoire 2-1), où Paris aurait dû s'imposer par plusieurs buts d'écarts, malgré (ou grâce à) une possession de balle largement en sa défaveur (63-37 en faveur des Espagnols), a achevé de le confirmer : le PSG version QSI est fait pour le jeu en contre-attaque.

Face au Barça, cette capacité à se projeter à toute vitesse vers l'avant à la récupération du ballon, grâce notamment au pouvoir d'accélération de Lavezzi, Lucas ou Ménez, va nécessairement trouver un terrain d'expression. Paris a donc exactement les armes adéquates pour bousculer Barcelone, à condition de se montrer plus efficace qu'à Valence. 

- Parce que le PSG défend mieux que le Barça :

Meilleure défense de la compétition après la phase de groupes (3 buts encaissés), le PSG a perdu ce statut à l'issue des huitièmes de finales, au profit de la Juventus. Mais prendre en défaut l'arrière-garde dirigée par Salvatore Sirigu reste une tâche ardue, surtout lorsque le capitaine Thiago Silva est sur le terrain. 

On ne peut pas en dire autant de la défense barcelonaise, beaucoup plus friable cette saison que les précédentes. En 2013, les Blaugranas ont même pris la fâcheuse habitude d'encaisser au moins un but par match, quelle que soit la compétition. Jusqu'à leur démonstration de mardi soir face au Milan AC, où il ne s'en est fallu que de quelques centimètres pour que M'Baye Niang prolonge la série. En tout état de cause, la défense parisienne semble plus solide que son homoloque parisienne, un rapport de forces symbolisé par les performances de leurs gardiens respectifs, l'ultra-solide Sirigu et l'inconstant Victor Valdès.

- Parce que Zlatan a une revanche à prendre :

Le passage de Zlatan Ibrahimovic au FC Barcelone (durant la saison 2009-2010) est loin d'avoir été une réussite. Si les 16 buts du Suédois en Liga ont pleinement contribué au titre de champion d'Espagne remporté par le club catalan, les tensions entre Ibra et son entraîneur, Pep Guardiola, ont petit à petit isolé le colosse au sein du vestiaire blaugrana.

Dans son autobiographie, Zlatan n'avait d'ailleurs pas épargné le club catalan et son désormais ex-entraîneur. Si le Suédois a depuis atténué ses propos, il doit forcément conserver une certaine part de rancoeur vis-à-vis du Barça. L'an dernier, il avait eu plusieurs occasions de prendre sa revanche avec le Milan AC (deux doubles confrontations en C1, une en phase de groupes, une en quart de finale), mais il n'avait pas réussi à battre le club catalan. Cette fois, il sera suspendu au match aller, ce qui devrait décupler sa motivation à peser sur le résultat du match retour, au Nou Camp.

- Parce que Blaise Matuidi est capable de perturber le milieu blaugrana :

Auteur d'une saison exceptionnelle, Blaise Matuidi a changé de dimension en quelques mois, devenant un des meilleurs milieux de terrain d'Europe. L'énorme abattage de l'ancien Stéphanois dans l'entrejeu est pour beaucoup dans le bon parcours continental du PSG cette saison, à l'image de sa performance salvatrice en huitième de finale retour contre Valence.

Mais il n'y a pas que sous les couleurs parisiennes que Blaise Matuidi a brillé cette saison. Le natif de Toulouse s'est aussi imposé comme un élément indispensable de l'équipe de France, grâce notamment à un match de très haut niveau face à l'Espagne. Ce soir-là, Matuidi avait éteint, quasiment à lui seul, Xavi et Iniesta, les deux stars de la Roja et du FC Barcelone. S'il reproduit le même type de performance lors de ce quart de finale de C1, le Barça risque d'avoir les pires difficultés à développer son habituel jeu de passes.

- Parce que les clubs espagnols réussissent au PSG :

Au-delà de la victoire sur Valence en huitième, le Paris Saint-Germain a souvent pris le meilleur sur les clubs ibériques qu'il a eu à affronter sur la scène européenne (9 victoires, 4 nuls et 5 défaites en 18 confrontations face à des clubs espagnols). Les deux plus grands exploits continentaux de l'histoire du club de la capitale ont d'ailleurs été réalisés face aux deux géants de la péninsule, le Real Madrid (1-3 à l'aller, 4-1 au retour, en quart de finale de la Coupe des Coupes 1992-1993) et le FC Barcelone (1-1 à l'aller, 2-1 au retour, en quart de finale de la Ligue des Champions 1994-1995).

Cette dernière double confrontation constitue d'ailleurs le seul quart de finale de C1 disputé par le PSG dans son histoire. La qualification, obtenue grâce à un but de Vincent Guérin, a laissé un souvenir impérissable dans le coeur des supporteurs parisiens, qui espèrent désormais un bis repetita au mois d'avril. Et pourquoi pas après tout ?