Mamadou Sakho

Partira, partira pas... Le départ - s'il y a départ - de Mamadou Sakho, en manque de temps de jeu au PSG, est l'une des questions qui anime le mercato parisien cet été. Chronofoot a imaginé quatre destinations possible pour l'international français.

Mamad' ou le "Keuf" de Gerland

Thiago Silva, Alex et bientôt Ricardo Carvalho. Mamadou Sakho ne se fait pas d'illusions. Carlo Ancelotti a beau marteler qu'il veut garder le Tricolore, le défenseur parisien, lui, sait bien qu'il ne touchera pas la pelote à Paris, et clame ses envies d'ailleurs. Jean-Michel Aulas, mis au parfum, se pointe au Parc avec 150 briques (on ne radine plus à Lyon depuis que Lloris, parti se frotter au melting pot anglais, a rapporté 20 millions d'euros tous frais) et un maillot 3D floqué "Sakho". Le Francilien se voit même attribué le numéro 3, laissé libre par Cris, mystérieusement disparu dans les montagnes de Tignes (on retrouvera plus tard son corps sans vie, portant une lettre intitulée : "Aulas m'a tuer"). Petit serrage de pattes à l'amiable avec Leo, et l'affaire et bouclée. Arrive alors entre Rhône et Saône un sacré taulier, et il était temps, après quatre années de disettes défensives. A Gerland, Sakho rentre très vite dans le moule lyonnais, au point de former avec Dejan Lovren le duo défensif le plus imperméable de l'Hexagone. Mieux : Mamad' devient l'idole des Bad Gones, affectueusement surnommé "Le Keuf", en mémoire du défunt Policier. Avec une arrière garde en béton, l'OL se retrouve au coude à coude pour le titre avec le PSG. A deux journées de la fin, Lyon accueille les Parigos à Gerland. 90e minute, on est à quatre partout. Corner pour Lyon, Sakho est à la tête au milieu des Zlatan, Alex et Thiago Silva et délivre le peuple gone d'un but salvateur. Lyon termine champion de France, Paris à "la place du con".

Marseille est magique

Marre de jouer les bouche-trous, surtout quand il n'y a plus rien à boucher au Parc puisque Thiago Silva et Alex font le travail... Petit échange de mots doux avec Léo et Ancelotti, et c'est une histoire d'amour qui prend brutalement fin entre Mamadou et le club de la capitale, au grand dam des quelques Boulogne Boys qui venaient d'apposer le nom de Sakho au dos de leurs toutes nouvelles tuniques bleues marines. Pour bien faire chier l'institution parisienne, Sakho propose ses services à l'OM. Une aubaine pour Vincent Labrune et Margarita, en dèche, qui récupèrent un Parisien revanchard et surtout gratos. Aux côtés de Nicolas N'Koulou, le néo-phocéen explose sur la Canebière au grand bonheur d'un Vélodrome acquis à sa cause. Et lorsque l'OM monte à Paris pour un clasico qui sent le soufre, Mamad', bien qu'hué au Parc, met la misère à Zlatan, Lavezzi et autres Pastore. Impassable durant 90 minutes, l'ex-Parisien y va même de son but, en toute fin de match. In your face Thiago Silva ! Marseille ne finira pas champion, mais au prix d'une victoire à Paris, pourra se targuer d'avoir empêcher le PSG de remporter l'Hexagoal... Sakho likes this !

French touch

Une fois n'est pas coutume, Tottenham et Arsenal se retrouvent au bras de fer pour s'arracher les services d'un Frenchy. Et cette fois ce sont les Gunners qui l'emportent non pas au porte-feuille mais à l'argot. Et oui, Mamadou ne braille pas un mot d'english et forcément, chez les Canonniers, la LV1 française fait vite pencher la balance. Aux côtés de Laurent Koscielny, Abou Diaby, Francis Coquelin, Sébastien Squillaci, Bacary Sagna, et Olivier Giroud, Sakho incarne la nouvelle génération de French Gunners qui portera le club londonien - comme quoi tout est possible - vers un quatorzième sacre en Premier League. 

Home Sweet Home

L'amour du maillot, c'est ce qui anime Mamadou Sakho. Promis à 38 journées de cirage de banc, le Parisien fait fi de toutes les sollicitations - et non des moindres - et jure allégeance au Paris Saint-Germain, quitte à en garnir la réserve pendant une saison, ce qu'il fera. Là au moins, il retrouvera le capitanat et portera, comme Thiago Silva chez les pros, la CFA francilienne vers le sacre en championnat de France des réserves professionnelles aux côtés des Jean-Eudes Maurice, Jean-Christophe Bahebeck, et même Clément Chantôme. Idem pour les dix saisons suivantes, avant un jubilé organisé par le club de la capitale au Stade Jean Bouin en compagnie de Peguy Luyindula et autres Ronan Le Crom.