Carlo Ancelotti avec Clarence Seedorf, Andrea Pirlo, et Andrei Shevchenko, au temps du Milan AC

Andrei Shevchenko, attaquant ukrainien du Dynamo Kiev, est revenu sur l'entraîneur du PSG Carlo Ancelotti, qu'il a bien connu au Milan AC, ainsi que sur l'Euro 2012, au cours duquel la sélection ukrainienne affrontera l’Équipe de France au premier tour.

Andrei Shevchenko, avant d'aller s'enterrer à Chelsea lors de l'été 2006, avait porté les couleurs du Milan AC depuis 1999. Il y avait inscrit 173 buts (plus 2 lors de son come back raté en 2008-2009), et y avait côtoyé l'entraîneur du PSG Carlo Ancelotti, d'octobre 2001 jusquà son départ. Ensemble, les deux hommes ont tout gagné avec les Rossoneri, dont une C1 en 2003 et un Scudetto en 2004. Avec Carletto, l'Ukrainien donna la pleine mesure de son talent et s'imposa en tant que leader de l'équipe lombarde, ce qui le conduisit à devenir Ballon d'Or en 2004.

Ancelotti et Mourinho tous deux appréciés de Shevchenko

C'est donc en toute logique que Sheva n'a que des belles paroles à prononcer au sujet de l'actuel coach du PSG, comme en témoignent ses propos dans une interview accordée à Eurosport cette semaine : "Je lui souhaite de gagner le championnat et tous les trophées qu'il veut. J'estime que, comme coach et comme personne, Carlo mérite de tout gagner". On a souvent dit que le déclin du "Tsar Rossonero" était dû aux problèmes relationnels que ce dernier rencontra avec José Mourinho, lors de son arrivée à Chelsea. Ce que le buteur de 35 ans dément : "J'avais une bonne relation avec lui. C'est un grand entraîneur. J'aimais sa façon de gérer le groupe de manière directe. Il me disait les choses clairement. Il faisait ses choix. J'ai fait les miens. Mais c'était une bonne relation. Beaucoup de choses ont été dites dans la presse notamment à cette période, mais ce n'était pas vrai. Nous avions une bonne relation".

"Les équipes qui luttent pour gagner sont toujours critiquées"

Le buteur n'est pas surpris de l'antipathie et de la controverse qui suivent José Mourinho dernièrement : "Je pense que José sait ce qu'il fait. Il sait comment gérer une équipe. Le Real est premier en championnat, toujours en course en Ligue des Champions. Ils ont de bons joueurs et une grande équipe. Les controverses sont toujours présentes. Les équipes qui luttent pour gagner sont toujours au centre des critiques".

"La France n'a pas de joueur symbole"

L'Ukrainien sera l'adversaire des Bleus mais aussi de l'équipe d'Angleterre lors du premier tour de l'Euro, qui se jouera cet été en Ukraine et en Pologne, et qui devrait signifier la retraite de Sheva : "C'est un groupe très dur. Mais c'est bien de jouer contre des grandes équipes. Un championnat d'Europe est de toute manière différent d'un Mondial. C'est toujours plus concentré. Dès les premiers matches, vous rencontrez de grandes équipes. La France est une bonne équipe avec un grand entraîneur Laurent Blanc, qui donne un nouveau visage à cette formation. Ils n'ont pas un joueur symbole comme lors de leur période glorieuse avec Zidane, Djorkaeff ou encore Henry. Peut-être que ce joueur viendra. Il y a beaucoup de joueurs talentueux dans ce groupe. Mais la France est une très forte équipe comme les autres formations du groupe".

L'Espagne et l'Allemagne au-dessus du lot pour Sheva

Quant à un éventuel pronostic concernant le vainqueur de ladite compétition internationale, Shevchenko ne se mouille pas trop, même si pour lui comme pour beaucoup actuellement, deux équipes semblent se détacher : "L'Espagne est l'équipe à battre avec son palmarès et ses joueurs de talent. Mais j'aime beaucoup l'Allemagne. Ils ont de très bons joueurs. J'apprécie beaucoup Ozil. Pour moi, c'est une équipe qui est prête pour la victoire. Mais l'Angleterre, l'Italie, la France, les Pays-Bas ou encore le Portugal auront leurs chances".

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