Guillaume Hoarau pourrait assurer l'intérim à Montpellier ce dimanche

Ancien attaquant de référence du PSG, Guillaume Hoarau doit aujourd'hui se contenter des bouts de matches que lui offre son entraîneur Carlo Ancelotti. Ce qui n'empêche pas le Réunnionais de tirer son épingle du jeu lorsque l'on sollicite ses services.

A son arrivée au PSG en 2008, il n'y avait pas de QSI, et encore moins de Zlatan Ibrahimovic ou Carlo Ancelotti au sein du club de la capitale. Rapidement efficace sous le maillot rouge et bleu, Guillaume Hoarau s'était fait une place au soleil en finissant meilleur buteur du club (17 buts en Ligue 1). Il prouvait par la même occasion que prendre la succession de Pauleta n'était pas un fardeau trop lourd à porter pour ses larges épaules. Un peu plus de 4 ans plus tard, la donne a pourtant bien changé pour le Réunionnais...

Coincé entre blessures et inefficacité, le train lui est passé sous le nez

Avec 20 matches disputés seulement l'année dernière, l'ancien Havrais a vu de nombreux joueurs lui passer devant dans la hiérarchie des attaquants parisiens. La faute à un début de saison 2011-2012, alambiqué par une opération à l'épaule le tenant éloigné des terrains 3 mois durant. Une constante dans la carrière parisienne du numéro 9 qui rencontrait des pépins physiques à chaque fois qu'il semblait sur le chemin du retour en forme. Dès l'entame de la présente saison, Hoarau a encore dû composer avec une entorse de la cheville, contractée à Lorient lors de la 38e et ultime journée de Ligue 1 en mai dernier.

Tous ces contretemps, couplés aux longues périodes de disette connues par l'international tricolore alors qu'il était associé à Mevlut Erding sur le front de l'attaque francilienne, ont fini par épuiser son crédit. Alors quand Leonardo annonçait lors du dernier mercato, les signatures d'Ezequiel Lavezzi et surtout Zlatan Ibrahimovic, sachant que Kévin Gameiro partait avec une longueur d'avance sur lui, autant dire qu'il ne restait plus qu'a pousser Guillaume Hoarau dans la tombe que lui avaient creusé ses détracteurs. Avec un train et deux gares de retard, l'homme aux 5 sélections en Bleu s'accroche pourtant et tente d'exploiter les moindres minutes passées sur un pré vert.

Rendement maximal pour un temps de jeu minimal 

Apparu pour la première fois de la saison face à Sochaux le 29 septembre dernier (2-0), l'un des tauliers du vestiaire parisien a depuis pris part à cinq autres rencontres. Après sa seule titularisation de la saison contre l'OM en Coupe de la Ligue, Hoarau n'a pu s'empêcher de partager son soulagement par un "Dieu que ça fait du bien de jouer au football", au micro de France Televisions. Celui qui n'avait pas perdu le sourire car "être la doublure de Zlatan Ibrahimovic n'a rien de déshonorant", a surtout retrouvé le chemin des filets face à Saint-Etienne (1-2) le week-end dernier, et a enchaîné sur un nouveau but après son entrée en jeu face à Zagreb (4-0) en Ligue des champions mardi dernier.

Il sait que son n'avenir n'est plus au PSG, donc veut tout gagner

Satisfait du comportement de son joueur, Carlo Ancelotti a tenu à lui rendre hommage après le match face aux Marseillais en Coupe de la Ligue : "C'est un très bon joueur. Il y a beaucoup de concurrence et Hoarau, comme Camara ou Sissoko, a montré beaucoup de professionnalisme. Ce n'est pas facile d'être prêt physiquement et mentalement quand on est resté quelque temps sans jouer. Cela prouve que ce sont de grands professionnels et qu'ils méritent de jouer. J'espère lui offrir encore du temps de jeu". Et son coéquipier Clément Chantôme abonde dans ce sens sur le site officiel du club vendredi : "Il répond présent dès que l'on fait appel à lui et pour reprendre les mots du coach, il se comporte en vrai professionnel quand il a du temps de jeu"

Du temps de jeu, Guillaume Hoarau devrait en bénéficier davantage en raison de la suspension de la superstar Zlatan Ibrahimovic pour son high-kick déposé sur la poitrine de Stéphane Ruffier lors du dernier PSG-ASSE. Le Suédois, qui n'a jamais été remplacé lorsqu'il était présent au coup d'envoi d'un match de Ligue 1, laissera donc sa place vacante à Montpellier dimanche, puis contre Rennes le 17 novembre. Une place que devraient se disputer Guillaume Hoarau et l'Argentin Lavezzi, voire Kevin Gameiro qui revient tout juste de blessure. "Je pense que c'est ma dernière année à Paris", avait confié le joueur qui arrivera en fin de contrat en juin, au micro de RMC début septembre. D'ici là, le grand réunionnais compte bien assurer l'intérim avec brio lorsque le Mister fera appel à ses qualités de buteur qui elles, ne s'en iront pas de sitôt...