Jérémy Ménez et Zlatan Ibrahimovic, les deux leaders du PSG

L'international français a été une nouvelle fois excellent lors du nul ramené de Montpellier par le PSG (1-1). Dans un contexte particulièrement difficile, le numéro 7 parisien s'est comporté en leader et a sorti ses coéquipiers de l'eau. Un nouveau joueur sur le terrain qui n'est pas sans relation avec ses attitudes en dehors du pré vert. Et si c'était Jérémy le vrai leader du PSG ?

Dimanche. Montpellier. A quelques minutes de la pause, Jérémy Ménez effectue une talonnade inspirée pour Lavezzi. L'Argentin lui rend quelques instants plus tard, laissant au Français l'occasion de perforer la défense du champion de France et d'offrir un ballon pour Maxwell, arrivé en renfort et qui lobe magnifiquement Jourdren. Le PSG mène 1-0 à 10 contre onze. Insuffisant finalement face à l'égalisation de Cabella en seconde période, mais l'essentiel est dit. Ménez a porté à bout de bras une formation parisienne bien mal engagée suite à l'expulsion prématurée de Sakho dès la 10e minute.

Sans Ibrahimovic, et donc Sakho, Ménez s'est imposé comme un leader technique et "moral". Au cours d'une rencontre qui aurait pu vite dégénérer et dont la tension était plus que palpable, l'international français a joué les médiateurs. Surtout avec Marco Verratti. L'ancien Romain a recadré plusieurs fois le jeune italien fougueux. Un comportement qui contraste avec celui qu'il avait la saison passée.

Ménez prenait plus de jaunes qu'il ne marquait de buts 

Avec 16 cartons jaunes, il avait été plus souvent averti qu'il n'avait marqué de buts (12 réalisations). Cette saison, les courbes se sont croisées avec seulement deux avertissements. "L’année dernière, je prenais trop de cartons. J’ai compris que si je me calmais je pourrais progresser et être meilleur, déclarait-il au Parisien avant la rencontre face à la Paillade. Une sanction ne fait pas changer. Il vaut mieux discuter avec le joueur pour lui faire comprendre ses erreurs. Je me suis remis en question pendant les dernières vacances d’été. J’avais envie de me calmer, de plus me concentrer sur mon jeu. Il faut dire que je ne donnais pas non plus une bonne image de moi"

Car comme beaucoup de footeux de la génération 87, il a dû faire avec une pression hors-normes. Mais celui qui vient d'être père d'une petite Maëlla a grandi et n'est plus cet enfant qu'on a pu dire capricieux ou hautain: "On est jeune et puis on évolue. On devient plus mature. Forcément, ça se ressent. Aujourd’hui, je suis heureux. Il y a des belles choses dans mon travail et dans ma vie privée. J’ai surtout voulu changer pour eux. Didier Deschamps m’a dit que je devais évoluer pour moi, mais aussi pour l’équipe. Quand le discours est positif, on écoute, surtout quand il émane d’une personne de cette envergure".

Zlatan-Ménez, le duo de choc du PSG 

Entre les conseils de Carlo Ancelotti et Didier Deschamps, Ménez a donc changé, muri, grandi. Il est devenu un homme. Un peu tard peut-être mais un homme enfin. Et dans cette métamorphose, il y a aussi des petits secrets, des petits détails, qui font la différence au final. "Pour m’améliorer, je rajoute des séances après les entraînements pour cadrer mes frappes". Aux côtés d'Ibrahimovic, il a également appris, il a réfléchi et à quelque peu changé son jeu: "Avant son arrivée, je demandais beaucoup le ballon dans les pieds. Aujourd’hui, avec Ibra derrière, j’ai tendance à plus le réclamer dans la profondeur. Je me sers de ma vitesse et c’est aussi ce que me demande le coach". Les deux hommes ont inscrit 16 des 27 buts du PSG, soit un ratio de 60%. Fera-t-il oublier Zlatan pendant son absence comme c'est le cas en ce moment pour cause de suspension ? Surement pas. Contribuera-t-il à faire briller le Suédois par la suite ? Certainement.