
L'entraîneur parisien regrette que ses dirigeants aient cédé aux caprices du Béninois. Pour lui, le départ de Sessegon est dû aux difficultés financières que connaît actuellement le club de la capitale.
"J’étais contre son départ et je suis toujours contre parce que sur le plan des principes, de l’éthique, quand on ne vient pas à l’entraînement, il ne faut pas céder. C’est interdit. Le club doit montrer qu’il est costaud. Là, ça n’a pas été le cas." A entendre Antoine Kombouaré en conférence de presse, la pilule n'est pas totalement passée. Le Kanak déplore que les dirigeants parisiens, en particulier Sébastien Bazin, directeur de Colony Capital Europe, aient accepté le souhait de Stéphane Sessegnon de rejoindre Sunderland.
Le milieu de terrain du PSG avait séché plusieurs séances d'entraînement afin de forcer son club à le transférer. Chose faite. Pour Kombouaré, les dirigeants parisiens ont privilégié la bonne opération financière. Car de ce point de vue, l'avenir reste flou pour le PSG. Sessègnon transféré, l'entraîneur parisien a explicitement réclamé à ses dirigeants l'arrivée d'un remplaçant à son poste: "Si Stéphane part, le signe fort, c’est de faire venir un renfort". Les noms du Belge Legear ou de Dimitri Payet ont récemment été évoqués, mais on ne sait pas si les liquidités du transfert de Sessègnon seront immédiatement réinvesties.
Pas assez d'argent pour prolonger Sakho
Par ailleurs, Kombouaré a avoué que les difficultés actuelles du club freinaient les négociations concernant la prolongation de contrat de Mamadou Sakho: "On a essayé de renouveler le contrat de Sakho. Financièrement, ce n’est pas possible. On n’a pas les moyens de prolonger un garçon plein d’avenir et très important pour nous". L'ambiance est quelque peu électrique du côté du Camp des Loges, alors que le PSG se déplace ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge Arles-Avignon. On avait presque perdu l'habitude...
