Zlatan Ibrahimovic et Ezequiel Lavezzi

En cette période de trêve internationale, beaucoup de joueurs de Carlo Ancelotti ont rejoint leurs sélections respectives. Et cela va sans doute être amené à se répéter en vue des nombreuses échéances internationales. Bonne ou mauvaise nouvelle pour le club de la capitale ?

Ce mercredi matin, au Camp des Loges, il n'y avait pas grand monde. A vrai dire, il était presque désertique. La faute à quoi ? La trêve internationale bien sûr ! Depuis que Paris s'est mis à construire son armada à l'été 2011, le club découvre la perte de ses joueurs internationaux pendant les trêves. Une habitude que l'équipe présidée par Nasser Al-Khelaïfi ne connaît pas. Faut-il y voir un mal pour un bien ou vice versa ?

Vers une renommée mondiale

Dix ! C'est le nombre de Parisiens qui étaient convoqués ce mardi avec leur sélection nationale pour les matches de qualifications du Mondial 2014. Ibrahimovic, Lugano, Lavezzi, Sirigu et Verratti, sans oublier les 4 sélectionnés en équipe de France, et le gardien remplaçant Alphonse Areola chez les moins de 20 ans français. Cinq d'entre eux étaient titulaires ce mardi soir. Plutôt une bonne nouvelle pour le PSG, quand on sait ce que peut apporter une expérience internationale à la qualité d'un joueur. Savoir que le 4e, voire 5e choix défensif, Diego Lugano, est toujours capitaine de la sélection vainqueur de la Copa América, ça vous pose un club, tout de même.

Avec autant d'éléments en sélection, le PSG était l'équipe la plus représentée de Ligue 1 ce mardi. Un peu comme l'OL l'était à une époque où le Roi Lyon dominait le championnat de France sans partage avec 7 sacres d'affilée de 2001 à 2008. Ce qui vaudrait la peine de se demander si ce ne serait pas le nouveau Lyon des années 2010 voire mieux. En tout cas, petit à petit, Paris étend sa toile sur la sphère.

Une reconnaissance permise grâce au prestige que dégage son équipe. Le PSG devient peu à peu une grande équipe reconnue mondialement, ce qui pourrait lui permettre d'étendre ses relations commerciales à l'étranger dans des pays au développement économique important comme l'Inde, ou les "pays ateliers" de la Chine et en Corée par exemple. Des équipes comme Arsenal, ou encore Manchester United sont habituées à faire des matches de gala dans cette région du monde pour obtenir des gains supplémentaires et profiter du marché en pleine expansion de l'Asie. Mais le club de la capitale pourrait aussi voir le côté négatif des choses avec l'exemple Thiago Silva, toujours blessé depuis sa dernière compétition avec la Seleção.

La jurisprudence Thiago Silva

Comme Chronofoot en parlait ce mardi, le défenseur Brésilien acheté pour environ 42 millions d'euros n'a toujours pas joué avec le PSG. En effet, le joueur aurait du mal à se remettre d'une blessure contractée pendant les Jeux Olympiques. L'ancien Milanais se retrouve ainsi sur le flanc, indisponible pour cette 5e journée face à Toulouse alors qu'on l'attendait il y a plus de deux semaines contre Bordeaux. Un retard qui cause beaucoup de problèmes à Carlo Ancelotti. Le coach transalpin voulait instaurer une défense centrale 100% do Brazil avec Alex et vite obtenir des automatismes... Mais rien ne s'est passé comme prévu et cela pourrait avoir des conséquences sur le club lorsque Silva intégrera l'équipe. En effet, pendant que O Monstro n'en finit pas de se soigner, Mamadou Sakho construit de précieux automatismes avec l'ex de Chelsea.

Du même coup, avec de nombreuses absences dues à la trêve, Paris doit prendre l'habitude de se préparer sans certains de ses joueurs clefs : "Ce n’est pas facile, mais j’ai l’habitude, assure Giovanni Amauri, préparateur physique du club, au Parisien. J’ai connu cela à Milan et à Chelsea où l’on passait beaucoup de semaines avec seulement 6, 8 ou 10 joueurs. On doit préparer Toulouse avec pas mal d’absents qui ne reviendront que la veille du match pour certains. Ensuite, on va jouer sept matchs en vingt-quatre jours et on ne pourra plus s’entraîner", rendant tout de même tangible la difficulté de la tâche.

Un risque certain pour les clubs 

Avec autant d'internationaux absents, le PSG prend aussi le risque d'en récupérer quelques uns diminués physiquement. Combien de fois Jean-Michel Aulas, à l'époque du grand Lyon, a-t-il pu se plaindre de l'état dans lequel revenaient ses internationaux à Tola-Vologe ? Pas le dernier à se plaindre de ce genre de situation, Arsène Wenger disait encore au mois de mars dernier, alors que son calendrier avec Arsenal était des plus corsés : "Tous les footballeurs savent qu'il est impossible de jouer quatre matches de très haut niveau comme ça. Ces matches amicaux sont de plus en plus durs à accepter".

Effectivement, qui dit plus de matches dit plus de fatigue, donc moins de temps de récupération et des performances sans doute moins bonnes par rapport à d'autres équipes du haut de tableau de Ligue 1. Par exemple, les deux représentants marseillais Mathieu Valbuena et Steve Mandanda ont peu ou pas joué pendant la trêve, avec deux entrées de trente minutes pour Valbuena. Mamadou Sakho a livré deux matches intenses, Ménez et Jallet ont joué un match chacun, tandis que Blaise Matuidi sera rentré une vingtaine de minutes lors de chaque match. La différence n'est pas anodine, et pourrait amener le club francilien à être victime de son succès... Premiers éléments de réponses ce vendredi à Toulouse, pour la reprise de la Ligue 1.