Nenê, blessé comme beaucoup d'autres joueurs parisiens

A Paris, les joueurs blessés font la queue à l'infirmerie du club. Avec pas moins de six absents pour le match face à Zagreb, le club de la capitale se rapproche définitivement des problèmes que connaissent actuellement les deux colosses du football mondial : Real Madrid et FC Barcelone.

Ça bouchonne à l'infirmerie du PSG. Depuis le début de la saison, le département médical du club de la capitale n'a pas le temps de s'ennuyer. Car en plus des blessures régulières, nombreux sont ceux qui sont arrivés en plutôt mauvaises conditions. Si au début de saison l'effectif parisien paraissait large pour pouvoir jouer tous les tableaux, avec l’empilage des inaptes, le club des Qataris connaît de plus en plus les problèmes du Real Madrid et du FC Barcelone, deux clubs actuellement ravagés par les blessures.

Six joueurs à l'infirmerie

Malgré le retour de Mathieu Bodmer, six joueurs sont aujourd'hui à l'infirmerie parisienne. Nenê et Sakho, tous deux touchés ce week-end - à la pommette pour le Brésilien, à la cuisse pour le Français - Thiago Motta et Ezequiel Lavezzi constamment en retrait physiquement, Clément Chantôme, blessé à la cuisse droite, et enfin Lugano, lui qui aurait pourquoi pas pu espérer un retour en équipe titulaire profitant de la pléiade d'absents. Quand on sait qu'en plus de ça s'ajoutent des athlètes comme Zlatan qui ne se sent toujours pas à 100%, on peut déjà commencer à se demander si les Qataris ne vont également pas être un peu plus actifs du côté des préparateurs physiques cet hiver.

Car le problème est en train d'être pris de plus en plus au sérieux. Même le site internet officiel du club a décidé d'émettre un communiqué faisant "un point infirmerie". "Nenê a été opéré dans la nuit d’une fracture du massif facial droit, intervention qui s’est bien déroulée. La durée de son indisponibilité sera annoncée dans la semaine. Mamadou Sakho souffre d’une élongation de la cuisse droite. Le bilan sera précisé après l’IRM que le joueur passera ce lundi. Clément Chantôme est resté aux soins en raison de sa lésion musculaire à la cuisse droite. Diego Lugano souffre d’une contusion osseuse du genou droit, qui nécessite un minimum de huit jours de soins avant d’envisager une reprise de la course. Thiago Motta et Ezequiel Lavezzi poursuivent leur programme de reprise individualisé."

Ainsi, face à Zagreb, le club de la capitale et Carlo Ancelotti n'avaient plus à disposition 26 mais seulement 20 athlètes... pratiquement le même nombre que les deux colosses espagnols Real Madrid et FC Barcelone, obligés également de composer avec ces contre-temps dans leur onze de départ. Dans le cas du Real Madrid, on a même parlé de "Virus Fifa."

Ceux qui peuvent en profiter

Avec des défenses ravagées par les blessures, FC Barcelone et Real Madrid ont été obligés de rendre polyvalents certains de leurs joueurs. Ainsi, on a vu Mascherano et Song replacés en défense centrale, même Busquets dans certains cas, ou encore Adriano. A Madrid en revanche, c'est sur les côtés que ça se gâte. Marcelo et Coentrao out, Arbeloa aussi, Raphael Varane, Raul Albiol et Nacho sont en concurrence. Même Ricardo Carvalho peut rêver d'un retour.

Mais au PSG, comme il a été explicite contre Reims, c'est le milieu de terrain qui est le plus affecté, sans Lavezzi, Nenê, Chantôme, et Motta. Du coup, on remonte les latéraux, comme Jallet ou Maxwell. Mais avec la blessure de Sakho, un autre arrière-gauche pourrait pointer le bout de son nez. Entre Armand et Tiéné, le choix semble être vite fait. En attaque par contre, pas de miracles pour Hoarau ou Luyindula, toujours en attente d'un éventuel coup de pompe physique de Zlatan ou de Gameiro.

Au final donc, sur ce point-là, le PSG a déjà atteint le niveau des meilleurs clubs espagnols. Mais contrairement à eux, le club de la capitale devrait pouvoir s'offrir sans grands soucis de meilleurs préparateurs physiques ou plutôt encore plus de joueurs cet hiver pour pouvoir faire face à ce genre de situations. Pas comme Troyes et Jean-Marc Furlan, très affecté aussi par les blessures, qui ne se rappelle pas d'une "telle pénurie" au sein d'un de ses effectifs depuis qu'il entraîne. A moins que cela ne soit un signe frappant de l'accumulation effrénée de matches et des limites des sportifs de haut niveau...