Le PSG de Lavezzi connaitra son adversaire pour les quarts de finale vendredi midi

Qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, le PSG connaîtra son futur adversaire après le tirage au sort vendredi prochain. Gentside Sport a décidé d'étudier les différentes possibilités qui s'offrent à l'actuel leader de Ligue 1.

Le Real Madrid, la bataille pour le précieux

S'il devait se frotter au Real Madrid dès les quarts de finale, le PSG aurait sans doute l'impression de subir une sorte d'effet miroir. En effet, le club phare de la capitale espagnole aime ce qui est beau, rare et coûte cher. Les diamants déjà bien polis en somme. Un peu comme ce PSG qui se construit à coup de millions de (pétro) dollars depuis bientôt deux ans. Côté terrain, là-aussi il y a comme un air de famille avec ces Merengues passés maîtres dans l'art du contre grâce aux flèches Di Maria, Ozil et Cristiano Ronaldo (8 buts déjà). Seule différence entre l'élève et le maître finalement, le prestige et le palmarès (9 C1 pour le Real). Et ça, ça ne s'achète pas.

Le FC Barcelone, le collectif face à l'individualisme

Sans doute le pire tirage possible pour Zlatan Ibrahimovic et ses compères. Revenu d'entre les morts ou presque après son éclatante démonstration face au Milan AC mardi, le Barça fait à nouveau peur. S'ils parviennent à exercer le même pressing que face au Milanais et à faire tourner leur adversaire en bourrique avec d'interminables séquences de redoublement de passes (Xavi en est à 958 passes en C1 dont 89% réussies), les hommes de Tito Vilanova seront quasi-imprenables. Il faudrait alors beaucoup de cœur et de solidarité aux Parisiens pour espérer faire chuter l'ogre Catalan. Ce dont n'ont pas toujours fait preuve les solistes du club de la capitale cette saison.   

Galatasaray, le faux bon-tirage

Le genre de tirage qu'il vaudrait peut-être mieux éviter à ce stade de la compétition. Moins prestigieux (du moins, aux yeux de la "Vieille Europe") que les autres membres du club des 8, le Galatasaray SK semble imprévisible (11 buts marqués, 9 encaissés). Friable derrière donc, la bande à Fathi Terim possède en revanche un arsenal offensif très intéressant avec Wesley Sneijder à la baguette et le duo composé de Didier Drogba et du co-meilleur buteur de la compétiton Burak Yilmaz (8 buts). Il faudrait également voir comment certains parisiens moins expérimentés géreraient la bouillante ambiance de la Türk Telekom Arena, antre du club stambouliote.  

Juventus, dans le vrai

"Le PSG a des joueurs exceptionnels, dont l’un des meilleurs attaquants du monde (Ibrahimovic). Défensivement, l’équipe est aussi à l’aise. Mais c’est difficile d’affirmer qu’on veut éviter le PSG parce qu’on est quand même la Juve", confiait le défenseur de la Vielle Dame Stephan Lichtsteiner à RMC. Car si le club Turinois - absent de la C1 depuis 2010 - se fait tout petit pour son retour, il reste quand même un grand d'Europe comme l'a rappelé l'ancien lillois. Devancé par le Shakhtar Donetsk dans un groupe qui abritait aussi Chelsea, et vainqueur facile d'un Celtic généreux mais limité au tour précédent, les Bianconeri avancent sans réelles certitudes quant-à leur capacité à tenir tête aux plus grosses écuries. Un peu comme Paris finalement...

Borussia Dortmund, colossal football

Deux arguments suffisent à ce que les Parisiens croisent les doigts pour ne pas affronter le Borussia Dortmund : son trio magique (Götze - Lewandowski - Reus) et l'ambiance terrible du Signal Iduna Park, à guichets fermés pour à peu près tous les matches (80 000 spectateurs). Étant distancés en championnats par le Bayer Munich, les joueurs de Jurgen Klopp devraient jeter leurs dernières forces dans la Ligue des champions. Plus inquiétants, les jaunes et noirs ont fait mordre la poussière à City et au Real Madrid en terminant premier (sans défaite) du groupe de la mort en phase de poule. Méfiance donc.

Bayern Munich, la revanche dans la peau

Les Bavarois sont encore et toujours traumatisés de leur finale perdue face à Chelsea la saison dernière. Faisant figure d'épouvantail jusqu'à présent en championnat (20 points d'avance sur le Borussia Dortmund) et en Ligue des champions, les joueurs de Jupp Heynckes se sont tout de même fait peur face à Arsenal mercredi en concédant 2 buts (2-0) alors qu'ils l'avaient emporté 3-1 à l'aller.

Malaga, l'espoir parisien

L'équipe andalouse pourrait correspondre au tirage le plus favorable au PSG. Signant cette saison sa deuxième campagne en coupe d'Europe (la première en Ligue des champions), le club de Jérémy Toulalan est l'équipe avec le moins d'expérience au moment où s'annonce les quarts de finale. La formation a un niveau proche de Valence ou de Porto, deux équipes que le PSG a déjà battu. Mais méfiance tout de même puisque les Espagnols comptent dans leurs rangs des talents tels que Demichelis, Toulalan, Isco, Joaquin ou Saviola.