Coupe du monde 2010: Les Algériens se battront "comme des lions"
Le sélectionneur des Fennecs, Rabah Saâdane, sait que le Mondial sera compliqué à aborder pour ses hommes mais assure qu'ils donneront tout.
Pour la première Coupe du monde sur le sol africain, seul un entraîneur du continent exercera durant la compétition. Il s'agit du sélectionneur de l'Algérie, Rabah Saâdane (64 ans). Interrogé par Le Parisien, le sélectionneur des Fennecs est revenu sur les conditions dans lesquelles ses joueurs se présenteront en Afrique du Sud. Et il est bien conscient de ne pas disposer d'un des tous meilleurs effectifs du tournoi : "Notre effectif n’a aucune expérience. On n’a pas encore le fond de jeu d’une machine qui tourne".
Rabah Saâdane assure pourtant que ses hommes donneront tout pour se sortir du groupe C, qui comprend également l'Angleterre, les États-Unis et la Slovénie. "Soyons exemplaires, on va représenter l’Algérie. On va se battre comme des lions", clame-t-il. Et pour bien réussir son tournoi, le sélectionneur a sa petite idée: "Le premier match contre la Slovénie (dimanche 13 juin, ndlr) sera déterminant. Si on le gagne, on pourra parler. Dans ce genre de tournoi, si vous gagnez le premier match, vous avez 50 % de chances de passer. Sinon, on ne sera pas dans de bonnes dispositions psychologiques contre l’Angleterre (vendredi 18 juin, ndlr)".
"L'équipe de France peut-être une bonne surprise"
Interrogé sur le sentiment que lui laisse l'équipe de France, l'entraîneur algérien préfère botter en touche. "Comme l’a dit Aimé Jacquet, un entraîneur que j’aime beaucoup, la durée use un entraîneur et elle finit par user sur tous les plans, médiatiquement et dans la relation avec les joueurs", explique-t-il en faisant référence à Raymond Domenech, même s'il finit par concéder que "l'équipe de France peut-être une bonne surprise". A propos des Bleus toujours, il encourage Samir Nasri et Karim Benzema, deux joueurs d'origine algérienne non retenus pour ce Mondial, à redoubler d'efforts: "Il faut qu’ils travaillent et ils joueront la prochaine Coupe du monde".
Quant aux chances de voir une équipe africaine triompher le 11 juillet prochain, Rabah Saâdane se montre plutôt pessimiste. "Le potentiel est là, mais la stabilité manque. Dès qu’il y a un problème, c’est l’entraîneur qui paie. On l’a vu avec la Côte d’Ivoire (Eriksson a succédé à Halilhodzic après la CAN, ndlr). On n’a jamais vu un président démissionner", plaide-t-il.