La Republica :

L'ensemble de la presse uruguayenne (sportive ou non) est unanime : la défaite de l'Uruguay face à la Grande-Bretagne a été vécue comme une véritable affaire d'Etat, alors que le pays avait pourtant renoué avec son passé glorieux, occupant une sublime 3e place au ranking FIFA.

 

 

"Déception", abdique l'édition spéciale Diario Deportivo du quotidien Unoticias"Ce fut une frustration", continue-t-il. "Out", constate le quotidien La Diaria sur fond en noir et blanc. "Quel jour de Mer... credi", ose le quotidien la República. La langue espagnole n'est donc pas à la fête à ces Jeux Olympiques 2012 de football. Après l'élimination de l'Espagne, c'est l'Uruguay, un autre des favoris à la médaille d'or, qui a lâché prise, face au "pays hôte" la Grande-Bretagne, s'inclinant par la plus petite des marges (1-0). Les vétérans Cavani ou Luis Suarez n'auront donc, au final, rien apporté de plus à la sélection des moins de 23 uruguayenne, et on regrette déjà la non-titularisation d'un certain Abel Hernandez, auteur de 8 buts en 8 matches sous les couleurs de la Celeste...

Un bourreau loin d'être brillant...

Un seul but aura suffi pour mettre fin aux aspirations des Uruguayens, signé Daniel Sturridge, le joueur de Chelsea. Avec comme bilan une seule victoire, face aux Emirats Arabes Unis -auteurs d'une très bonne compétition- les compatriotes de Suarez ont déçu leur peuple, comme l'ensemble des passionnés de foot. Edinson Cavani complètement carbonisé, incapable de retrouver un tiers du niveau affiché avec Naples, Suarez présent par intermittence, l'Uruguay n'avait définitivement pas sa place en quart, surtout au sein d'un groupe rugueux et solide duquel sont sortis "le pays hôte" la Grande-Bretagne et un Sénégal de plus en plus sûr de lui.

Souvent impliqué dans des scandales en Angleterre, le joueur de Liverpool Luis Suarez n'a pas mâché ses mots après que les supporteurs anglais ont sifflé l'hymne uruguayen "Les Anglais ont manqué de respect quand ils ont sifflé l'hymne uruguayen." On imagine le joueur d'autant plus amer qu'il s'est fait siffler à chaque fois qu'il touchait le ballon lors des précédentes rencontres. Mais l'attaquant des Reds ne s'est pas contenté de se plaindre, reconnaissant que la Celeste n'avait pas été à la hauteur de son niveau : "Il faut que l'on s'excuse auprès des Uruguayens pour l'illusion qui s'était créée autour de nous" concernant le supposé rang de favori pour la médaille d'or, a-t-il confié à Sport 890.

La sélection principale est supérieur aux moins de 23

Le sélectionneur de l'équipe des moins de 23 Oscar Tabarez, le même que l'équipe A, s'est également confié en conférence de presse en prenant bien soin de distinguer les deux équipes qu'il entraîne : "La force de la sélection principale est basée sur la cohésion de l'effectif qui est très stable, on a tout donné jusqu'au coup de sifflet final. On a pas le travail de la sélection A, nous sommes partis d'une base ample de joueurs. On a complété l'effectif avec des joueurs avec très peu d'expérience... Les analyses individuelles je ne vais pas les faire là, si on avait une organisation et un niveau de footballeurs sub 23 qui puisse faire en sorte de ne pas convoquer les plus vieux, on l'aurait fait", a-t-il conclu.

Néanmoins, Oscar Tabarez a avoué que la Grande-Bretagne était plus forte : "C'est la fin de notre parcours. On n'a pas réussi ce que l'on voulait, même si l'équipe a travaillé dur. La Grande-Bretagne a été meilleure que nous en première mi-temps." Et le sélectionneur de noter le danger apporté par Craig Bellamy. "Il a été dangereux et a tiré profit de nos erreurs en première mi-temps, mais on a quand même pu démontrer pourquoi nous étions venu ici. On a tout de suite résolu "le problème Bellamy" et on va beaucoup apprendre de cette leçon." Autre joueur à recevoir les éloges du Tabarez, le portier britannique Jack Butland, appelé en catastrophe lors du dernier Euro 2012 pour représenter l'Angleterre : "On a tout essayé mais le gardien a eu une excellente nuit, et a arrêté tous nos tirs", a-t-il conclu.

Malgré ces éliminations, les amateurs de la langue de Cervantes peuvent se rassurer : le Honduras et le Mexique sont toujours en lice, face au Brésil et au Sénégal. De quoi encore rêver d'une finale aux accents hispaniques...