Cristiano Ronaldo

Le FC Barcelone a largement dominé le Real Madrid, lors du match aller de la Supercoupe d'Espagne, même si au bout du compte, sa victoire (3-2) parait étriquée.

Outrageuse. Telle a été la domination barcelonaise pour le premier acte de cette Supercoupe d'Espagne qui aura offert le premier Clásico de la saison. La victoire finale de la bande à Lionel Messi aura donc été logique même si curieusement étriquée (3-2), la faute au froid réalisme des hommes de José Mourinho.

Des occasions, des occasions, des occasions... 

Il faut tout de même attendre la 19e minute de jeu pour voir le premier coup de canon. Il viendra - on vous le donne dans le mile - du pied gauche de Lionel Messi. Servi au second poteau par Dani Alves, l'Argentin, esseulé, contrôle et tente de fusiller Iker Casillas mais ne trouve curieusement pas le cadre. Si le FC Barcelone domine largement la rencontre face à des Madrilènes très agressifs en défense mais peu inspirés offensivement, les actions, elle, se font au compte-goutte. Et c'est seulement à la demi-heure de jeu que l'on assistera au second éclair catalan. Et - devinez quoi - c'est Messi, qui est encore à la baguette. Mystifiant Raul Albiol et Alvaro Arbeloa, La Pulga, s'essaye alors à une frappe croisée qui passe à un bon mètre à droite de la cage de Casillas. 3 minutes plus tard, c'est cette fois Pedro qui met à contribution le portier de la Roja sur un boulet de canon aux 25 mètres dégagé par San Iker. Dans le même registre, Xavi tentera à son tour à la 39e minute de trouver la faille mais sa frappe ne trouvera pas le cadre. En face, le Real est clairement à la peine, Cristiano Ronaldo est invisible, et Karim Benzema fantomatique. Le résultat nul au terme des 45 premières minutes en est même flatteur pour les Merengue.

Valdes, l'arlequin du Camp Nou 

Une apathie qui va toutefois surprendre les Catalans dans le second acte. Et c'est même Ronaldo qui ouvrira les hostilités de la tête à la 55e minute à la réception d'un corner de Mesut Özil. 1-0, un avantage qui ne durera pas plus d'une minute, puisque Pedro, lancé dans la profondeur par Javier Mascherano remettra les pendules à l'heure dans la foulée. Une égalisation précoce qui va aussitôt assommer des Madrilènes désormais étouffés par des Blaugrana euphoriques : 62e minute, Alves crochète Fabio Coentrão avant d'enchaîner par un tir croisé détourné par Casillas. Une minute plus tard, c'est la tête Gerard Piqué, sur corner, qui manque de peu le cadre. Une hégémonie barcelonaise qui va finalement payer à 20 minutes du terme, grâce à... Messi qui transformera un penalty gagné par Andres Iniesta, l'international espagnol ayant été fauché par Sergio Ramos dans la surface. Un but qui vient débloquer le compteur du lutin albiceleste, muet depuis quatre Clásico. Et les locaux ne s’arrêteront pas là : 78e minute, Iniesta (encore) dribble trois Merengue avant de servir Xavi, seul face à Casillas pour crucifier le Real. 3-1, on croit alors que la messe est dite et bien non. La faute à la bêtise de Victor Valdès, qui, suite à un mauvais contrôle, permet à Angel Di Maria de réduire la marque en fin de match. 3-2, un score final presque positif pour les champions d'Espagne tant ils ont péché dans le jeu. Un résultat qui permet surtout aux Blancos de maintenir leurs chances intactes pour le match retour, mercredi.