Erwan Tabarly à bord d'Armor Lux - Le Comptoir de la mer (Crédits : Alexis Courcoux - Rivacom)

Le 17 mars prochain sera donné le départ de la Transat Bretagne -Martinique 2013, première épreuve du championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire. Erwan Tabarly figure parmi les favoris, et le skipper angevin assume volontiers ce statut.

Le championnat de France Elite 2013 de Course au Large en Solitaire, qui fait concourir les bateaux de la catégorie Figaro Béneteau 2, débutera au mois de mars, avec la Transat Bretagne - Martinique. Les quinze concurrents s'élanceront de Brest le 17 mars et devraient accoster à Fort-de-France deux semaines plus tard, si l'on se base sur les résultats de la précédente édition, disputée en 2011 sous le nom de Transat Bénodet-Martinique, que Thomas Rouxel avait remportée en un peu plus de seize jours.

La victoire comme seul objectif 

Troisième il y a deux ans, Erwan Tabarly ne vise pas autre chose que la victoire cette fois. "Il est certain que je pars avec une grande envie de gagner cette course, explique le neveu d'Eric à l'agence Rivacom. Cependant, j’ai conscience que je ne suis pas le seul à avoir cet objectif. Je vais donc devoir me concentrer au maximum, bien naviguer et me donner à fond. Ensuite, on verra bien ce que ça donnera à l’arrivée."

Figure montante du monde de la voile depuis une quinzaine d'années, mais plutôt abonné aux places d'honneur qu'aux victoires retentissantes, le marin angevin espère franchir un cap cette année. A terme, son objectif est bien entendu de devenir champion de France de course au large, lui qui avait terminé deuxième en 2012, derrière la révélation Morgan Lagravière.

Une préparation tronquée 

En difficulté pour boucler son budget, malgré le soutien fidèle d'Armor Lux, qui le suit depuis 1999, Erwan Tabarly a finalement trouvé avec Le Comptoir de la mer un partenaire pouvant lui permettre de se jeter à l'eau. Son hiver a donc été laborieux, mais aujourd'hui, le skippeur peut enfin se concentrer sur la course à venir : "Cet hiver, j’ai consacré beaucoup de temps et d’énergie pour parvenir à participer à la Transat. Du coup, j’ai passé un peu moins de temps sur l’eau que j’aurais voulu. J’ai remis mon bateau à l’eau à la mi-février, légèrement plus tard que les autres, néanmoins, je suis prêt et mon Figaro Bénéteau aussi."

Erwan Tabarly devrait arriver dans la semaine à la Marina du Château, à Brest, où seront bientôt réunis tous les participants. Il lui restera alors une dizaine de jours pour peaufiner les derniers réglages à terre.